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mardi 18 février 2014

Notre Programme : Un cadre de vie pour favoriser le bien vivre (Eau, assainissement, énergie et Ordures ménagères) 1/3

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
La villen’est pas qu’un lieu où l’on habite, travaille, consomme, c’est un lieu où l’on vit avec d’autres, il faut en faire un lieu attrayant, agréable, qui favorise l’échange et l’épa-nouissement personnel, un lieu du « bien vivre ensemble ».

Mais pour des élus de gauche, la ville est aussi le lieu où doivent s’exprimer et s’affirmer les valeurs laïques de la République.

Nous voulons une ville attrayante, agréablequi favorisera l’échange et l’expression, où chacun pourra trouver sa place et bien y vivre.


Eau, Assainissement et Énergie

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Cédant aux sirènes libérales, les élus locaux ont renoncé à maîtriser la gestionet la préservation d’un bien commun, l’eau. Ils en ont fait une valeur marchande et ô combien juteuse pour les actionnaires de quatre ou cinq multinationales.

La prise de conscience de cette aberration est amorcée, des collectivités de tout bord re-municipalisent.

Nous nous inscrivons dans ce mouvement avec la certitude que les économies faites sur les dividendes, qui ne seront plus distribués, contribueront largement à l’amélioration du service, à la réduction des coûts,voire à la gratuité d’usage pour les premiers m3ménagers.

Nous prendrons toutes les initiatives qui sont de la compétence de la commune et de la CDC pour encourager le développement et l’utilisation des énergies renouvelableset surtout pour diminuer la consommation énergétique en partant du principe que l’énergie économiséeest d’abord celle qui n’est pas consommée.

Ordures ménagères

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Maintenir la gestion des déchets dans le cadre d’un service public optimisé est pour nous un engagement que nous prenons avec deux objectifs : maîtriser les coûts et engager des actions significatives de réduction à la source, en direction des ménages mais aussi et surtout en direction des plus gros émetteurs.

Dans ce domaine aussi les déchets non produits sont les déchets les plus économiques pour le porte-monnaie des ménages et les plus respectueux de la planète. Les services seront à la pointe de ce défi !

Nous déléguerons la collecte des déchets à Calitom (Service Public).


Nous réduirons la fréquence du ramassage de verre et ajouterons des conteneurs collectifs.

dimanche 2 février 2014

G comme Gratuité

La Gratuité d'usage, c'est pour nous faire de la politique autrement du point de vue des intérêts des « gens de peu » (Pierre Sensot). Ce n’est pas seulement donner d’autres réponses aux questions dominantes, c’est apprendre à inventer d’autres questionnements, c’est donc ouvrir le système et le transformer.

Fire-2004 - Coup de Chauffe - Certains droits réservés par Matthieu Aubry
Il y a urgence à bousculer les différentes familles des gauches et de l’écologie pour les contraindre à faire de la politique autrement. D’ailleurs nous avons pu localement mesurer leur total désintérêt pour cette question et le profond mépris qu’ils nous ont montré. Alors que nos élus n’ont pas cessés en Conseil Municipal et en Communauté De Communes d’interpeller l’ensemble des élus locaux sur la nécessité de s’interroger sur ce possible (transport, spectacles de l’Avant Scène, Coup de Chauffe...).
Les socialistes qui , pensions-nous, appartiennent à notre famille politique, sont convaincus depuis un siècle qu’il faut d’abord faire croitre le gâteau (PIB) avant de le partager.
Ce principe est illusoire et… fautif. La croissance a toujours été génératrice d’inégalités sociales.Elle casse les cultures populaires et toutes les formes socialistes d’existence. Le grand combat c’est de (re) développer les biens communs, de redevenir des partageux.


Les gauches anti productivistes proposent pour cela de mettre la question de la gratuité d'usage (donc celle des communs) au cœur de nos réflexionsmais aussi de nos combats, et c’est dans ce cadre que nous avons  mené notre combat politique au regard de nos mandats, et que nous en faisons la pierre angulaire de notre projet municipal.

La gratuité c’est déjà bon socialement puisque c’est une réponse concrète à l’urgence sociale. C’est une réponse au mouvement de « décroissance de la société » c’est une façon de réapprendre à définir les besoins sociaux à partir de la valeur d’usage.

Sylvie Mamet à gauche
A chaque fois que nous avons posé cette question, on nous à répondu que la gratuité n’existe pas, que tout à un coût... Certes, mais raison de plus pour faire le bon choix, raison de plus pour rendre la parole à ceux qui en sont privé. La Gratuité d'usage c'est la redistribution de l'impôt, en cohérence avec une politique écosocialiste.
Nous proposons d’avancer vers la gratuité du bon usage face au renchérissement  du mésusage.
 
Puits parc François Premier - Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Des choses existent :
Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
  • gratuité de l’eau indispensable à la survie : Grigny, Viry-Châtillon, Roquevaire...
  • les transports en commun: Aubagne, Châteauroux, Castres, Compiègne...
  • la restauration scolaire : Drancy et Le Bourget
  • les services funéraires :  "les obsèques sont gratuites pour les personnes sans ressources suffisantes. Dans ce cas, la commune du lieu de décès prend en charge les frais d'obsèques (article L. 2223-27 du Code général des collectivités locales)". Mesure à étendre.
  • etc...
Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Tous ces petits bouts de gratuité ne font pas une révolution, mais suscitent le désir de vivre autrement.

Pour nous la gratuité c’est bon politiquement, car c’est une façon de reprendre la main sur la droite et les socialistes, c’est rappeler qu’il existe deux conceptions de la gratuité :
  • d’une part une gratuité d’accompagnement du système (la gratuité pour les pauvres), mais cette gratuité là ne va jamais sans condescendance (est-ce que vous êtes un pauvre méritant), ni sans flicage (êtes vous un vrai demandeur d’emploi),
  • d’autre part une gratuité d’émancipation, celle des communes. 
Ce qui est beau avec l’école publique c’est  qu’on ne demande pas à l’enfant  s’il est gosse de riche ou de pauvre, mais qu’il est admis en tant qu’enfant.
Pourquoi ce qui est vrai pour l’école ne devrait il pas l’être pour le logement, l’eau, les transports en commun, la santé...

La gratuité, c’est également bon écologiquement :
Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
  • parce qu’elle nous oblige à faire des choix,
  • parce qu’elle pose la question des limites et du partage,
  • parce que face au capitalisme qui in-sécurise et gouverne par la peur, elle sécurise économiquement, elle permet donc de développer d’autres facettes de nos personnalités (ne pas être un forçat de la consommation, mais mille autre choses...)
La gratuité, c’est enfin bon anthropologiquement car elle interfère avec la question du don.

Nous oublions bien souvent dans notre quotidien que le capitalisme c’est deux choses :
  • C’est d’abord un système de production des richesses qui repose sur l’exploitation.
  • C’est aussi l’imposition de modes de vie et de produits qui lui sont spécifiques.
Pour nous le bon usage est ce que les citoyens décident : Des lors pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage, s’alimenter et remplir sa piscine privé ?
Cette question vaut pour tous les besoins sociaux.

Les collectivités qui questionnent de cette façon vont dans le bon sens et nous le ferons, car nous ferons de la politique autrement en liant les contraintes écologiques avec le souci de justice sociale et le besoin des citoyens, pour construire un bien vivre ensemble.

samedi 1 février 2014

Le réseau chaleur : ça laisse froid...


Sylvie Mamet en CDC

Intervention de Sylvie Mamet au Conseil de communauté Janvier 2014

© PhotoSud Ouest - Chaufferie au bois Châteaubernard
PHOTO O. S.
Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Une remarque préalable : il aurait été souhaitable de séparer le rapport en 2 parties, une pour la création d'un service public local d’énergie et l’autre pour le recours à la délégation de service public (dsp).

En Bureau Comunautaire, en réponse à mon questionnement sur cette nouvelle délégation de service public, on m'a dit que « la dsp n'était pas un gros mot... »
Je suis bien d'accord...
C’est simplement la marque de notre temps, le sceau de la pensée unique et libérale, en dehors de laquelle il est malvenu de penser....
Car, bien entendu... il n'y a pas d'autre solution !
C’est trop compliqué pour que des acteurs publics s'en mêlent; le sacro saint privé, bien plus performant et à la pointe du savoir et des savoirs faire, peut, seul, relever le défi et nous proposer une expertise et... grâce à la loi du marché, des tarifs très concurrentiels.

Nous avons de l'expérience en la matière d’ailleurs, en tirons-nous des leçons ?


Association de défense du Service public  Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Pour l'eau par exemple, nous avons vu, que suite aux actions répétées d'une Association de Défense des Services Publics, notre facture pouvait baisser du jour au lendemain de 30%.... Veolia nous faisait payer trop cher depuis des années.
Nous avons aussi une expérience avec le transport : nous avons eu l'embarras du choix avec des offres multiples, face à la demande de dsp : Veolia et Trandev.
Nous avons donc pu faire notre choix parmi ces nombreuses offres, bien différenciées et négocier au mieux dans un système concurrentiel au dessus de tout soupçons....
Depuis, bien sur, nous avons dû faire beaucoup d'économies, avec cette gestion et nous avons accès à une offre variée et souple en matière de bus.

Puit Parc François Premier Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Alors pourquoi se demander si d’autres solutions existent ?... Pourquoi les étudier ?... Nous avons déjà la réponse : La régie pour un réseau chaleur ? Bien trop technique, bien trop risqué.
Sans hésitation, pas d’étude sérieuse et chiffrée, déléguons !

Quant aux autres : « circulez y a rien à voir ! »

Pourtant, il suffit de quelques “clics” pour voir que d'autres choix existent, indépendamment de la couleur politique, pourtant d’autres villes gèrent un réseau de chaleur en régie, comme pour l 'eau...

C’est possible !